Essai Geely E5 Max+ après 900 km

Essai Geely E5 : notre avis après 900 km en famille

Essai Geely E5,

Nous avions découvert le Geely E5 lors de sa présentation presse en Bretagne. Une première prise en main qui nous avait laissé une impression plutôt positive : beaucoup d’espace, un niveau d’équipement généreux, du confort et une motorisation électrique de 218 ch qui semblait prometteuse.

Mais quelques dizaines de kilomètres lors d’une présentation presse ne racontent jamais toute l’histoire.

Cette fois, nous avons récupéré le Geely E5 dans sa finition Max+ pendant une semaine. Près de 900 kilomètres, des trajets du quotidien, de l’autoroute, des déplacements professionnels, des parcours en famille avec cinq personnes à bord et exclusivement ou presque des recharges réalisées à domicile.

De quoi répondre à une question beaucoup plus intéressante : le Geely E5 est-il toujours aussi convaincant lorsqu’on commence réellement à vivre avec ?

La réponse est globalement oui. Mais ces 900 kilomètres ont également permis de découvrir une facette de l’E5 que notre première prise en main n’avait fait qu’effleurer.

Car s’il y a une chose à comprendre avant de parler de ce SUV électrique, c’est qu’il assume complètement sa philosophie : le Geely E5 privilégie le confort et la douceur, quitte à sacrifier une partie du dynamisme que ses 218 ch pourraient laisser espérer.

Et finalement, ce n’est peut-être pas une mauvaise chose.

Une semaine en Geely E5 et 900 km : notre première impression était-elle la bonne ?

Lors de notre première rencontre avec l’E5 en Bretagne, nous avions immédiatement remarqué son confort.

Après une semaine complète à son volant, cette impression est totalement confirmée.

Le Geely E5 est un SUV particulièrement agréable lorsqu’on adopte une conduite détendue. Les suspensions absorbent efficacement les irrégularités et les petites déformations de la chaussée. Sur les longs trajets, cette souplesse participe largement à l’agrément général.

On se retrouve très rapidement à conduire tranquillement, presque naturellement.

Le silence participe également à cette sensation. Sur les différents trajets effectués pendant notre semaine d’essai, y compris sur autoroute, nous avons trouvé l’insonorisation particulièrement convaincante.

Les bruits de roulement restent contenus et l’environnement à bord demeure reposant.

Pour une utilisation familiale, c’est exactement ce que l’on attend d’un véhicule de cette catégorie.

Mais cette recherche du confort a aussi une contrepartie.

Un châssis confortable… peut-être même un peu trop

C’est probablement la principale chose que ces 900 kilomètres nous ont permis de découvrir.

Le Geely E5 dispose de 160 kW, soit environ 218 ch, transmis aux roues avant.

Sur le papier, cette puissance pourrait laisser imaginer un SUV capable d’offrir un certain dynamisme. Et le moteur ne manque effectivement pas de répondant.

Le problème vient plutôt de la manière dont le châssis exploite cette puissance.

Lorsque l’on sollicite franchement l’accélérateur, particulièrement en mode Normal, le train avant peut avoir quelques difficultés à transmettre toute la puissance au sol. La direction peut alors légèrement chercher sa trajectoire.

Rien de réellement problématique dans une utilisation normale, mais le phénomène rappelle rapidement que l’E5 n’a pas été développé comme un SUV sportif.

Cette impression devient encore plus évidente lorsque la route commence à tourner.

En conduite dynamique, le roulis apparaît assez rapidement. Si l’on entre plus franchement dans un virage ou que l’on multiplie les changements d’appui, on sent clairement les mouvements de caisse.

En poussant davantage, l’arrière peut également s’alléger.

Ce n’est pas véritablement un défaut lorsque l’on considère la vocation du véhicule. Geely ne présente d’ailleurs pas son E5 comme une machine destinée à attaquer sur les petites routes.

Mais nous avons été légèrement surpris, notamment après notre expérience avec le Starray EM-i, dont nous avions apprécié l’équilibre général lors de notre essai longue durée.

Nous aurions aimé retrouver une partie de ce compromis sur l’E5.

Beaucoup de roulis, mais quasiment aucun pompage : le paradoxe de l’E5

Et c’est ici que le comportement du Geely devient intéressant.

Avec une suspension aussi souple et des mouvements de caisse assez présents latéralement, nous nous attendions à retrouver des phénomènes importants de pompage.

Pourtant, ce n’est pratiquement jamais le cas.

Lors des accélérations, on ressent évidemment un léger transfert de masse vers l’arrière, mais celui-ci reste correctement contrôlé.

C’est encore plus frappant au freinage.

Même lors d’un ralentissement relativement important, l’avant ne plonge pas exagérément et l’arrière ne semble pas se délester brutalement.

Le freinage lui-même correspond parfaitement à la philosophie générale de la voiture : il est progressif, facile à doser et jamais inutilement agressif.

En résumé, l’E5 accepte parfaitement les mouvements verticaux tout en maîtrisant plutôt bien les transferts de masse longitudinaux.

C’est surtout lorsqu’on commence à lui demander du dynamisme latéral que les limites apparaissent.

Mais soyons réalistes : dans probablement 90 % des situations auxquelles ce SUV familial sera confronté, ce comportement ne posera absolument aucun problème.

Au contraire.

Cette souplesse devient alors l’une de ses principales qualités.

15,4 kWh/100 km après près de 900 km : la très bonne surprise

L’autre enseignement important de cette semaine concerne évidemment la consommation.

Et sur ce point, le Geely E5 nous a franchement surpris.

Après près de 900 kilomètres, l’ordinateur de bord affichait une consommation moyenne de :

15,4 kWh/100 km.

Et cette valeur ne provient pas d’un parcours spécialement conçu pour réaliser une consommation minimale.

Nous avons utilisé la voiture normalement : trajets quotidiens, déplacements professionnels, autoroute, conduite familiale et, à quelques occasions, une conduite nettement plus dynamique.

Sur certains trajets du quotidien, nous sommes même descendus aux alentours de 13 kWh/100 km.

Lorsque nous avons davantage profité des performances, la consommation est naturellement remontée vers 16 à 17 kWh/100 km.

Mais terminer près de 900 km à 15,4 kWh/100 km reste une excellente performance compte tenu du gabarit et des prestations proposées.

Geely annonce jusqu’à 475 km d’autonomie en cycle mixte WLTP selon la configuration. Dans notre cas, plutôt que d’essayer artificiellement de reproduire cette valeur sur un parcours spécifique, nous avons préféré utiliser l’E5 comme nous utiliserions notre propre voiture.

Et c’est probablement beaucoup plus représentatif de ce que vivra réellement un propriétaire.

Recharge rapide ? Nous n’en avons presque pas eu besoin

Nous aurions pu multiplier les passages sur bornes rapides afin de mesurer des courbes de recharge.

Nous avons finalement fait exactement l’inverse.

Pendant cette semaine, nous avons principalement rechargé le Geely E5 à domicile.

Et malgré plus de 900 km parcourus, cela n’a posé aucune difficulté particulière.

Pour notre utilisation, une recharge régulière à la maison a largement suffi à accompagner le rythme imposé pendant la semaine.

C’est d’ailleurs un élément parfois oublié lorsque l’on parle de voiture électrique : pour un conducteur disposant d’une solution de recharge domestique, le passage à la station-service disparaît pratiquement du quotidien.

Le constructeur annonce néanmoins une recharge rapide permettant notamment de récupérer de 30 à 80 % en une vingtaine de minutes dans les conditions prévues par Geely.

Mais sur notre semaine d’utilisation, nous n’avons pas suffisamment utilisé la recharge DC pour prétendre juger ses performances réelles.

Nous préférons donc nous en tenir à ce que nous avons effectivement constaté.

À cinq dans le Geely E5 : c’est là qu’il devient vraiment intéressant

C’est probablement l’un des arguments les plus importants du Geely E5.

Nous avons effectué plusieurs trajets à cinq personnes et l’espace disponible à bord est franchement convaincant.

À l’arrière, l’espace aux jambes est généreux et l’aménagement de l’habitacle permet réellement d’envisager l’E5 comme véhicule familial principal.

Et nous ne parlons pas uniquement d’une mesure effectuée avec un mètre sur une présentation statique.

Nous l’avons réellement utilisé en famille.

La différence est importante.

Même avec plusieurs occupants à bord, nous n’avons pas ressenti cette impression de confinement que l’on retrouve parfois dans certains SUV dont le dessin extérieur promet beaucoup plus d’espace qu’ils n’en proposent réellement.

Sur ce point, l’E5 rappelle d’ailleurs le Starray EM-i.

Geely semble avoir particulièrement travaillé l’exploitation de l’espace intérieur de ses véhicules.

Le petit tiroir qui a immédiatement été adopté par les enfants

Il y a les équipements spectaculaires que l’on présente dans une brochure.

Et puis il y a les petits détails qui prennent tout leur sens lorsqu’on utilise réellement une voiture.

Le rangement dissimulé sous la banquette arrière appartient clairement à cette seconde catégorie.

Sur le papier, cela peut sembler anecdotique.

Dans une voiture utilisée en famille, beaucoup moins.

Les enfants l’ont immédiatement adopté pour ranger jouets, doudous et différents petits objets.

Cela évite de retrouver tout ce petit monde éparpillé dans l’habitacle et montre surtout que certains rangements ont été pensés pour une utilisation quotidienne.

Ce n’est évidemment pas cet équipement qui fera acheter un E5.

Mais après une semaine, c’est typiquement le genre de détail que l’on retient.

Un coffre moins généreux que le Starray, mais intelligemment exploité

L’E5 offre moins de volume de chargement que le Starray EM-i.

Pour autant, l’utilisation réelle du coffre nous a plutôt rassurés.

Pendant notre semaine, nous avons transporté tout notre matériel professionnel ainsi que différentes boîtes et équipements nécessaires à nos déplacements.

Et lors d’un trajet pour récupérer notre fils à l’internat, nous avions tout simplement oublié que l’ensemble du matériel était encore dans la voiture.

Il a malgré tout été possible d’ajouter sa valise, notamment en l’installant verticalement.

C’est une bonne illustration de la différence entre une capacité exprimée en litres et l’exploitation réelle d’un coffre.

La forme de l’espace disponible compte parfois autant que son volume brut.

Et sur ce point, l’E5 s’en sort correctement.

Une finition Max+ qui ne manque franchement pas d’équipements

Notre véhicule d’essai était un Geely E5 Max+, soit la finition la plus riche.

Et la liste des équipements participe clairement à l’impression de confort.

On retrouve notamment des sièges avant chauffants et ventilés, mais également une fonction massage particulièrement agréable.

Nous avions déjà eu l’occasion d’utiliser les sièges massants Geely avec le Starray EM-i et nous retrouvons ici une prestation très convaincante.

Le siège passager peut également proposer une véritable position de détente grâce au repose-jambes extensible.

Ajoutez à cela le grand écran central de 15,4 pouces, l’affichage tête haute, le système audio à 16 haut-parleurs développant 1 000 W ou encore le toit panoramique ouvrant, et l’E5 donne rapidement le sentiment d’en offrir beaucoup.

C’est aussi l’un des arguments avec lesquels Geely cherche clairement à se différencier des constructeurs européens déjà installés.

Mais rendez-nous deux boutons !

Tout n’est cependant pas parfait dans cet habitacle.

Et notre principal reproche est finalement assez simple.

Pourquoi faut-il passer par l’écran pour manipuler le toit ouvrant et son vélum ?

Sur une voiture qui propose autant d’équipements, nous aurions vraiment apprécié deux commandes physiques facilement accessibles.

On veut ouvrir le vélum ? Un bouton.

On veut entrouvrir le toit ? Un bouton.

Terminé.

Devoir passer par l’interface tactile pour réaliser une opération aussi simple ajoute une étape dont on pourrait parfaitement se passer.

Ce n’est évidemment pas rédhibitoire.

Mais après plusieurs jours d’utilisation, cela devient légèrement frustrant.

Et c’est précisément le genre de chose que l’on remarque beaucoup plus facilement après une semaine qu’au cours d’une présentation presse.

Parfois, le progrès consiste aussi à savoir conserver un bouton.

Les aides à la conduite restent l’un des bons points

Nous avions déjà apprécié le calibrage des aides à la conduite lors de notre première prise en main.

La semaine passée avec l’E5 n’a pas changé notre avis.

Les systèmes sont globalement bien calibrés et leur fonctionnement ne devient pas continuellement intrusif.

Après plus d’un mois passé précédemment avec le Starray EM-i, nous connaissions déjà l’environnement Geely et une bonne partie de son fonctionnement.

Nous n’attendions donc pas véritablement de surprise.

Et heureusement, il n’y en a pas eu.

L’interface et les différentes assistances conservent cette cohérence qui permet de prendre rapidement ses habitudes.

Un SUV qui vous donne envie de ralentir

Finalement, c’est peut-être la meilleure manière de résumer le Geely E5.

Il dispose de 218 ch, mais ce n’est pas sa puissance que nous avons le plus appréciée.

C’est presque l’inverse.

L’E5 donne envie de rouler tranquillement.

On profite du silence, des suspensions souples, des sièges confortables et de l’espace disponible.

On adopte naturellement une conduite plus coulée.

Et dans ces conditions, tout commence à fonctionner ensemble : la consommation baisse, le confort augmente et les limites du châssis disparaissent pratiquement.

Essayez de transformer l’E5 en SUV sportif et vous découvrirez rapidement du roulis, un train avant parfois dépassé par le couple et une caisse qui préférerait clairement qu’on la laisse tranquille.

Utilisez-le comme un véhicule familial confortable et efficient et il devient nettement plus convaincant.

Geely E5 ou Starray EM-i : lequel choisirions-nous ?

La question est presque inévitable après avoir longuement utilisé les deux.

Et pour notre utilisation personnelle, nous choisirions encore le Starray EM-i.

Non pas parce que le Geely E5 est un mauvais véhicule.

Bien au contraire.

Mais le Starray correspond davantage à nos besoins : davantage d’espace, une autonomie électrique déjà très importante pour un hybride rechargeable et la tranquillité offerte par sa motorisation hybride lors des très longs déplacements.

Son positionnement tarifaire entre également dans l’équation.

Après notre long essai du Starray et cette semaine avec l’E5, nous retrouvons néanmoins une vraie cohérence entre les deux modèles.

Une interface familière, beaucoup d’équipements, une excellente habitabilité et une philosophie très orientée vers le confort.

L’E5 s’adresse simplement à celui qui souhaite franchir complètement le pas du 100 % électrique.

Fiche technique : Geely E5

Motorisation : 100 % électrique
Transmission : traction
Puissance maximale : 160 kW, soit environ 218 ch
Autonomie maximale annoncée : jusqu’à 475 km WLTP selon version
0 à 100 km/h : à partir de 6,9 s selon la configuration annoncée par Geely
Recharge rapide : Geely annonce notamment 30 à 80 % en environ 20 minutes dans les conditions prévues par le constructeur
Écran central : 15,4 pouces
Affichage tête haute : 13,8 pouces selon équipement
Système audio : jusqu’à 16 haut-parleurs / 1 000 W selon finition
Garantie véhicule : 8 ans ou 200 000 km selon les conditions du constructeur
Garantie batterie haute tension : 8 ans ou 200 000 km, avec les conditions de capacité précisées par Geely
Consommation relevée durant notre essai : 15,4 kWh/100 km sur près de 900 km
Meilleurs trajets observés : environ 13 kWh/100 km
Conduite plus dynamique : environ 16 à 17 kWh/100 km observés sur certains parcours

La gamme française pour le Geely E5 s’articule autour des finitions Pro, Pro+ et Max+. Les tarifs et offres commerciales pouvant évoluer, nous vous recommandons de vérifier le tarif correspondant à chaque finition au moment de votre lecture directement auprès de Geely Auto France.

Notre verdict après 900 km

Notre semaine avec le Geely E5 n’a finalement pas bouleversé l’impression laissée par notre première rencontre en Bretagne.

Elle l’a surtout précisée.

Oui, l’E5 est très confortable. Oui, il est spacieux. Oui, il est particulièrement bien équipé dans cette finition Max+. Et surtout, oui, son efficience nous a surpris.

15,4 kWh/100 km après près de 900 km dans des conditions d’utilisation variées constitue probablement l’une des meilleures surprises de cet essai.

En revanche, nous avons découvert les limites de son orientation très confortable.

Le roulis devient important lorsque le rythme augmente et le train avant peut avoir du mal à exploiter les 218 ch lorsqu’on sollicite brutalement l’accélérateur.

Mais est-ce réellement ce que l’on demande à un SUV électrique familial ?

Probablement pas.

À cinq, chargé de matériel, sur autoroute, en ville ou simplement lors des trajets quotidiens, l’E5 remplit parfaitement sa mission.

Et c’est finalement là qu’il faut le juger.

Le Geely E5 n’est pas le SUV qui vous donnera envie de prendre le chemin le plus sinueux pour rentrer chez vous.

C’est celui qui vous donnera envie d’arriver 20 minutes plus tard parce que tout le monde est bien installé à bord.

Et pour un véhicule familial, ce n’est peut-être pas un mauvais compliment.

www.geely.fr

Geely Starray EM-i : 6 500 km plus tard, est-ce le meilleur PHEV familial du marché ?

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