Omoda 7 PHEV

OMODA 7 PHEV : nos premières impressions au volant d’un SUV qui pourrait faire mal aux généralistes

OMODA poursuit son offensive sur le marché français avec l’OMODA 7 PHEV. Un SUV hybride rechargeable de 279 ch qui ne cherche pas vraiment à jouer les outsiders : avec un tarif agressif, 90 km d’autonomie électrique annoncée et un équipement particulièrement complet, il vient directement se placer face aux références des constructeurs généralistes. Nous avons parcouru plus de 150 km à son volant pour une première prise en main. Et le résultat est plutôt convaincant.

OMODA et JAECOO : une différence qui passe d’abord par le style

Il serait tentant de résumer OMODA et JAECOO à deux marques proposant des véhicules techniquement très proches. La réalité est un peu plus subtile.

Les deux marques appartiennent au groupe Chery et peuvent effectivement partager certains éléments techniques. L’OMODA 7 repose notamment sur la plateforme multi-énergie T1X. Mais OMODA et JAECOO cherchent surtout à développer deux identités différentes.

C’est d’ailleurs quelque chose que les représentants de la marque nous ont clairement expliqué lors de cette première prise en main : le choix entre un OMODA et un JAECOO doit aussi être un choix émotionnel.

OMODA mise davantage sur des lignes fluides, modernes et technologiques tandis que JAECOO revendique un univers plus typé SUV.

Finalement, l’objectif n’est donc pas nécessairement de convaincre un client JAECOO d’acheter un OMODA ou inversement. La marque compte sur le coup de cœur.

Et lorsqu’on découvre l’OMODA 7, cette stratégie commence à prendre du sens.

Un design qui réussit à se différencier

Avec 4,66 m de longueur, 1,875 m de largeur et 1,67 m de hauteur, l’OMODA 7 évolue au cœur d’un segment particulièrement disputé.

Son empattement atteint 2,72 m.

OMODA parle de son côté d’un design « Art in Motion », mais au-delà du discours marketing, le résultat fonctionne plutôt bien.

La face avant est probablement l’une des parties les plus intéressantes du véhicule. Certains y verront des inspirations provenant d’autres constructeurs. Personnellement, elle me rappelle notamment certains éléments stylistiques aperçus récemment chez Mazda, particulièrement autour du nouveau CX-6e.

Mais l’OMODA 7 conserve suffisamment de personnalité pour ne pas donner l’impression d’être une simple copie.

La signature lumineuse est réussie, les lignes sont relativement tendues et la silhouette générale reste fluide malgré les dimensions du véhicule.

L’ensemble donne finalement un SUV moderne sans tomber dans une surenchère stylistique.

Une qualité perçue qui surprend plutôt agréablement

La première bonne surprise arrive lorsqu’on ouvre la porte.

OMODA a clairement travaillé la qualité perçue.

Plusieurs matériaux sont employés dans l’habitacle et les zones directement visibles ou régulièrement manipulées proposent globalement des surfaces agréables au toucher. L’assemblage nous a également semblé sérieux sur le véhicule essayé.

Il existe néanmoins quelques économies.

Les plastiques présents dans les parties basses de l’habitacle sont plus quelconques et j’aurais notamment apprécié un traitement plus qualitatif autour de la boîte à gants.

C’est presque frustrant car le reste de l’intérieur place la barre suffisamment haut pour que ces quelques détails deviennent plus visibles.

Il faut néanmoins remettre les choses dans leur contexte : l’OMODA 7 cherche justement à proposer beaucoup d’équipements et une présentation valorisante tout en conservant un positionnement tarifaire particulièrement agressif.

Et dans cet exercice, le compromis reste cohérent.

Un immense écran… qui peut même se déplacer

La technologie occupe évidemment une place importante à bord.

L’OMODA 7 reçoit un combiné numérique de 8,88 pouces, accompagné d’un écran central de 15,6 pouces affichant une définition 2,5K.

Particularité assez originale : cet écran peut coulisser latéralement vers le passager avant.

Le système repose sur un processeur Qualcomm Snapdragon 8155 associé à 12 Go de mémoire vive et 128 Go de stockage.

On retrouve également un affichage tête haute, une caméra panoramique 540°, un chargeur à induction de 50 W ou encore une commande vocale à quatre zones.

En revanche, l’approche concernant l’infodivertissement pourra diviser.

OMODA mise beaucoup sur la compatibilité avec Apple CarPlay et Android Auto : on connecte son smartphone et celui-ci devient naturellement le centre de l’expérience numérique.

Une approche simple et efficace, même si certains concurrents proposent désormais des systèmes embarqués plus complets avec davantage de services directement intégrés.

De la place à l’arrière et un coffre de 537 litres

L’habitabilité constitue également l’un des bons points de cette première découverte.

Une fois installé à l’arrière, l’espace disponible pour les jambes est confortable et les assises comme les dossiers nous ont laissé une bonne impression.

Le coffre annonce 537 litres avec la banquette en place.

En rabattant les sièges arrière, sa capacité peut atteindre 1 294 litres.

L’OMODA 7 reste donc parfaitement cohérent avec sa vocation familiale et se place même plutôt bien face à plusieurs concurrents directs.

L’insonorisation mérite également d’être soulignée.

OMODA utilise notamment des vitrages acoustiques à double couche ainsi qu’un dispositif actif de réduction du bruit via les haut-parleurs. Sur notre parcours, l’ambiance à bord s’est effectivement montrée particulièrement agréable.

279 ch et 90 km d’autonomie électrique annoncée

Sous le capot, l’OMODA 7 utilise le système hybride rechargeable SHS-P.

Il associe un quatre cylindres essence turbo 1.5 TGDI à une transmission hybride DHT et une batterie de 18,4 kWh.

L’ensemble développe :

  • 279 ch (205 kW)
  • 365 Nm de couple
  • 0 à 100 km/h en 8,4 secondes
  • 180 km/h en vitesse maximale
  • 90 km d’autonomie électrique WLTP
  • jusqu’à 1 200 km d’autonomie totale annoncée

La batterie accepte également une recharge AC jusqu’à 6,6 kW et, fait encore assez rare sur certains hybrides rechargeables, une recharge rapide DC pouvant atteindre 40 kW.

OMODA annonce ainsi un passage de 30 à 80 % en moins de 20 minutes.

Une fonction V2L allant jusqu’à 3,3 kW est également disponible.

87 km parcourus en électrique : très proche des 90 km annoncés

C’était évidemment l’un des éléments que nous voulions observer pendant cette première prise en main.

Sur une boucle totale de plus de 150 km, nous avons parcouru 87 km en fonctionnement électrique.

C’est particulièrement intéressant puisque le constructeur annonce jusqu’à 90 km en cycle WLTP.

Et surtout, nous n’avons absolument pas cherché à réaliser un record de consommation.

Pas d’écoconduite particulière, pas d’optimisation permanente des différents modes : l’objectif de cette journée était avant tout de découvrir le comportement du véhicule.

Dans ces conditions, arriver aussi près de la valeur annoncée constitue une première indication plutôt encourageante.

Il faudra évidemment attendre un essai plus long et réalisé dans nos conditions habituelles pour tirer des conclusions définitives sur les consommations et l’autonomie.

Une hybridation particulièrement discrète

Le fonctionnement du système hybride constitue probablement l’un des points forts de l’OMODA 7.

À allure normale et lorsque l’on ne sollicite pas brutalement l’accélérateur, les différentes transitions sont très discrètes.

On ne passe pas son temps à chercher à comprendre si le moteur thermique vient de démarrer ou si la voiture évolue uniquement grâce à son moteur électrique.

Le thermique peut notamment fonctionner à régime stabilisé afin de participer à la production d’énergie sans devenir constamment envahissant.

Pour un véhicule familial hybride rechargeable, c’est exactement ce que l’on attend : que la technologie travaille en arrière-plan sans demander au conducteur de s’en préoccuper en permanence.

Sur la route, l’OMODA 7 PHEV est étonnamment homogène

Côté comportement, cette première prise en main est également positive.

L’OMODA 7 offre un bon équilibre général, aussi bien pendant les phases d’accélération qu’au freinage.

La suspension avant est de type MacPherson tandis que l’arrière bénéficie d’un système indépendant multibras.

Le compromis retenu permet d’obtenir un véhicule confortable sans complètement sacrifier le dynamisme.

Lorsqu’on augmente légèrement le rythme, l’OMODA 7 accepte volontiers d’être emmené de manière plus dynamique. Il s’inscrit correctement dans les virages et les mouvements de caisse restent cohérents avec la philosophie familiale du véhicule.

On ne parle évidemment pas d’un SUV sportif.

Mais il ne donne pas non plus l’impression d’un véhicule uniquement conçu pour aller tranquillement d’un point A à un point B.

Et les 279 ch disponibles offrent évidemment suffisamment de ressources lorsqu’il faut relancer.

Une direction perfectible autour du point milieu

Nous avons néanmoins remarqué un petit détail concernant la direction.

Lorsque le volant est parfaitement centré et que l’on applique de très petites corrections, de l’ordre d’une dizaine de degrés à gauche ou à droite, nous avons ressenti une légère résistance autour du point milieu.

Cela donne ponctuellement l’impression d’un petit manque de fluidité.

En tournant davantage ou plus rapidement le volant, le phénomène disparaît pratiquement.

Ce n’est absolument pas rédhibitoire et nous sommes ici clairement dans le domaine du détail. Mais c’est justement le genre de sensation que nous chercherons à retrouver — ou non — lors d’un essai longue durée.

La position de conduite reste notre principal reproche

Il existe en revanche un élément qui nous dérange davantage : la position de conduite.

Même avec le siège réglé au plus bas, nous restons selon nous installés trop haut.

Nous avons également ressenti une position légèrement inclinée vers l’avant qui ne permet pas de trouver immédiatement l’installation idéale.

Plus intéressant encore : nous avons retrouvé une sensation comparable sur d’autres modèles du groupe essayés récemment, notamment le JAECOO 7 PHEV et le CHERY TIGGO 8.

Cela commence donc à nous interroger sur un éventuel choix architectural commun à plusieurs véhicules.

Ce point devra être vérifié lorsque nous aurons davantage de recul sur la gamme.

Pour les conducteurs qui apprécient naturellement une position haute, cela ne constituera probablement pas un problème. Pour ceux qui préfèrent être installés plus bas dans leur voiture, mieux vaut néanmoins vérifier ce point lors d’un essai.

Des aides à la conduite globalement bien calibrées

Bonne surprise également concernant les ADAS.

L’OMODA 7 dispose de 20 systèmes d’aide à la conduite et, durant notre parcours, nous n’avons pas rencontré les comportements excessivement intrusifs que l’on reproche parfois à certains véhicules récents.

Le maintien dans la voie nous a semblé correctement calibré et le régulateur adaptatif fonctionne de manière naturelle.

Nous avons seulement constaté une mauvaise interprétation ponctuelle d’un panneau de signalisation.

Rien d’alarmant sur plus de 150 km.

En revanche, l’ergonomie des commandes présentes sur le volant nous convainc moins.

La molette manque notamment de naturel et demande davantage d’habitude que nécessaire. Sur ce point, nous avons préféré l’ergonomie découverte à bord du CHERY TIGGO 8.

Et c’est probablement le prix qui risque de faire très mal pour cette OMODA 7 PHEV

C’est finalement lorsque l’on rassemble toutes les pièces du puzzle que l’OMODA 7 devient particulièrement intéressant.

Pris séparément, aucun élément ne révolutionne véritablement le marché.

Mais le véhicule propose 279 ch, une véritable autonomie électrique quotidienne, une recharge rapide DC, beaucoup d’espace, 537 litres de coffre, un équipement technologique très complet, une présentation intérieure valorisante et une garantie de 7 ans ou 150 000 km.

Le tout avec un positionnement tarifaire qui veut rester nettement inférieur à celui de nombreuses références européennes à équipement comparable.

C’est là que les constructeurs historiques doivent probablement commencer à regarder OMODA avec beaucoup d’attention.

MG constitue évidemment un concurrent naturel, mais l’OMODA 7 vient également chercher des clients chez Renault, Peugeot ou Citroën.

Et lorsqu’à prestations ou équipements comparables plusieurs milliers d’euros commencent à séparer deux véhicules, voire davantage selon les configurations retenues, l’origine du logo présent sur la calandre peut rapidement devenir moins importante pour certains acheteurs.

OMODA ne cherche pas le premium : et c’est probablement une bonne idée

Il ne faut d’ailleurs pas mal interpréter la stratégie.

OMODA ne semble pas chercher à concurrencer directement les marques premium allemandes.

La cible est beaucoup plus pragmatique : le marché généraliste.

Celui sur lequel les acheteurs cherchent un véhicule familial confortable, correctement fini, bien équipé, électrifié et proposé à un tarif encore accessible.

Et c’est justement là que l’OMODA 7 paraît le plus dangereux pour la concurrence.

Le groupe Chery arrive avec une proposition relativement simple : offrir beaucoup de voiture pour le prix demandé.

Notre premier verdict sur l’OMODA 7 PHEV

Après plus de 150 km à son volant, l’OMODA 7 nous laisse une impression globalement très positive.

Il n’est pas parfait.

Nous aimerions une position de conduite permettant de descendre davantage, une direction légèrement plus naturelle autour du point milieu, des commandes au volant plus ergonomiques et quelques matériaux encore plus valorisants dans certaines parties de l’habitacle.

Mais ces défauts restent à mettre en perspective avec l’ensemble du produit.

L’OMODA 7 est confortable, silencieux, spacieux, correctement fini, très équipé et son système hybride rechargeable nous a semblé particulièrement bien intégré.

Surtout, nos 87 km parcourus en électrique face aux 90 km WLTP annoncés, sans chercher à optimiser notre conduite, constituent un premier résultat encourageant.

Il faudra maintenant passer davantage de temps avec lui pour mesurer précisément ses consommations, son autonomie dans différentes conditions et vérifier si les quelques défauts relevés lors de cette première prise en main se confirment.

Mais une chose paraît déjà assez claire : OMODA n’arrive pas en France simplement pour faire de la figuration.

Et face à des constructeurs généralistes historiques dont les tarifs ont considérablement augmenté ces dernières années, l’OMODA 7 possède quelques arguments particulièrement difficiles à ignorer.


Fiche technique — OMODA 7 PHEV

Motorisation : hybride rechargeable SHS-P
Moteur thermique : 1.5 TGDI essence turbo
Puissance cumulée : 279 ch (205 kW)
Couple : 365 Nm
Batterie : 18,4 kWh
Autonomie électrique WLTP : jusqu’à 90 km
Autonomie totale annoncée : jusqu’à 1 200 km
Consommation mixte WLTP annoncée : 2,3 l/100 km
0 à 100 km/h : 8,4 s
Vitesse maximale : 180 km/h
Recharge AC : jusqu’à 6,6 kW
Recharge DC : jusqu’à 40 kW
V2L : jusqu’à 3,3 kW
Longueur : 4 660 mm
Largeur : 1 875 mm
Hauteur : 1 670 mm
Empattement : 2 720 mm
Coffre : 537 à 1 294 litres
Places : 5
Garantie véhicule : 7 ans ou 150 000 km
Garantie composants électriques : 8 ans ou 160 000 km

https://omoda-jaecoo.fr

https://www.drivinleon.com

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